Le 4ème conseil municipal de
Louviers, qui s’est tenu hier soir, était principalement consacré à l’approbation du compte administratif 2007 et au vote du budget primitif pour l’année 2008.
Interpellé par les trois groupes
d’opposition sur sa gestion peu rigoureuse de la ville, et notamment sur l’explosion du budget communication de la ville, le maire a préféré botter en touche et recasser les querelles qui animent
la gauche lovérienne. Olivier Aubert a interrogé l’adjoint aux finances sur la capacité de la ville à tenir de telles dépenses et a demandé davantage de clarté sur le budget communication et
fêtes. Après avoir indiqué que le groupe « L’Union pour Louviers » ne voterait pas le compte administratif, Olivier Aubert a souhaité, au nom des nouveaux élus, que le conseil municipal
se tourne vers l’avenir.
L’argent par les fenêtres
La délibération sur les taux des trois
taxes directes a donné l’occasion au groupe « L’Union pour Louviers » de rappeler son souhait de voir baisser la pression fiscale : « Nous aurions choisi d’amorcer une réduction de ces taux qui sont supérieurs à la moyenne départementale et nationale » a indiqué Olivier
Aubert.
Le maire a tenté, sans
succès, de justifier ces taux constants par une augmentation des coûts de l’énergie. Sur ce point, nous ne pouvons qu’approuver la municipalité qui ouvre les fenêtres de la salle du conseil
pendant que le chauffage tourne à plein régime… Si la municipalité souhaite réaliser des économies sur ses dépenses d’énergie, elle ferait bien d’arrêter de jeter l’argent (le chauffage) par les
fenêtres et adopter des gestes simples. Qui chez soi ouvre en grand la fenêtre pendant que le chauffage est allumé ?
A quand une politique de développement durable ambitieuse pour Louviers et l’agglomération Seine Eure ? La question que le groupe UMP-NC-GE posait à la municipalité
la semaine dernière reste d’actualité.
Un budget « de reconduction » ou « de
transition » ?
L’adjoint aux finances et le maire ont
entretenu le flou sur le budget primitif 2008, qualifié tour à tour de budget « reconduction » puis « de transition ».
Deux remarques s’imposent :
- l’autofinancement prévisionnel, en baisse par rapport à 2007 (812 605€ en 2008 contre
1 417 344€ en 2008), n’est manifestement pas suffisant pour une ville centre de près de 20 000 habitants.
- pendant ce temps là, les dépenses exceptionnelles, elles, augmentent, passant de 40 300€ en 2007 à
261 300 € en 2008. 652% d’augmentation ! « Une poire pour la soif » selon le maire. Avec une augmentation de 652% des charges
exceptionnelles, deux explications : soit c’est la municipalité qui a une grosse soif, soit c’est la poire qui est grosse. En tout état de cause, ce constat sonne comme un écho aux
déclarations de « L’Union pour Louviers, qui, au cours du débat d’orientation
budgétaire, a demandé au maire de revoir certains de ses projets superflus et/ ou trop coûteux.
Notre Dame hors des flots ?
Au cours des débats, Franck Martin a
annoncé la mise en place pour le mois de septembre de commissions municipales, ouvertes à l’opposition, chargées d’examiner des dossiers thématiques. Le premier groupe de travail devrait être
consacré à la restauration de l’Eglise Notre Dame qui demande « un travail consensuel ». Notre groupe, qui s’est inquiété de la dégradation du patrimoine lovérien (l’Eglise Notre Dame
cette semaine, le Cloître des pénitents la semaine dernière), a pris acte de la volonté du maire d’avancer sur ce dossier
A l’occasion des débats, notre groupe a
également réaffirmé le manque chronique de salles de location et demandé à ce que les subventions aux associations soient votées rapidement.
Enfin, « L’Union pour Louviers »
a sollicité des précisions sur le détachement de personnels de la ville auprès de la régie des deux airelles. En particulier, Benoît Veyrat a demandé à ce qu’un moyen de transport permettant de
véhiculer les agents municipaux jusqu’à Ecoparc, soit étudié.
NB : En début de séance, les élus ont
observé une minute de silence en la mémoire d’Henri Fromentin, décédé la semaine dernière. La maire a indiqué qu’il proposera au conseil de baptiser du nom de l’ancien maire un équipement public
ou une rue de la ville.
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