Interview de Brice Lalonde sur pro-environnement.com

Publié le par Yoann Gontier

brice_lalonde_juin_2007.jpganti_bug_fc "La lutte contre le changement climatique transcende les clivages politiques"

 

Agé de 51 ans, Brice Lalonde a été nommé, le 26 septembre en conseil des ministres, ambassadeur des négociations sur le changement climatique.
Fondateur de Génération Ecologie en 1990, titulaire du portefeuille de l'Environnement dans les gouvernements socialistes de Michel Rocard et Edith Cresson, il prend cette nouvelle mission très à cœur.


Pro Environnement : Vous venez d'être nommé ambassadeur des négociations sur le changement climatique : en quoi va consister votre nouvelle fonction notamment sur un plan international ?


Brice Lalonde : Il s’agit de porter la voix de la France dans les débats internationaux sur l’organisation de la lutte contre le changement climatique. C’est d’abord le soutien à la politique décidée d’un commun accord avec nos partenaires européens. Comme je pense qu’il n’y a guère de différence entre les intérêts de la France et ceux de la planète, il s’agit au fond de contribuer à faire émerger une politique commune planétaire pour réduire le changement climatique et s’y adapter.


Pro Environnement : Selon vous pour continuer l’ouverture voulue par le gouvernement, quels sont les axes prioritaires à mettre en place en ce qui concerne le changement climatique?


Brice Lalonde : Pour ce qui concerne les devoirs à la maison, ils ont été décidés par le Grenelle. Il faut parvenir à concilier l’impératif écologique avec l’efficacité économique et l’équité sociale. Il me semble que les mesures qui touchent à l’habitat sont l’épine dorsale de cette mise en cohérence. A l’échelle mondiale, il faudrait mener de front les luttes contre la pauvreté et contre le changement climatique. De façon générale la lutte contre le changement climatique transcende les clivages politiques.

Pro Environnement : Quels sont notamment sur un plan international et à quelques semaines de l’ouverture de la conférence de Bali les principales difficultés que vous allez devoir affronter?


Brice Lalonde : Certains pays qui n’ont pas d’obligations de réduction de leurs émissions sous le régime du protocole de Kyoto sont plus riches que des pays qui doivent réduire les leurs. Certains pays industrialisés refusent de s’engager tant que la Chine et l’Inde ne s’engagent pas de leur côté. La difficulté est d’adapter un traité rédigé au vingtième siècle aux réalités du vingt et unième. Comment faire participer toutes les nations au titre d’une « responsabilité commune, mais différenciée, et selon leurs capacités respectives », selon les termes de la Convention-cadre signée à Rio en 1992 ?

 

Lire l'article original

Publicité

Publié dans National

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article